Un véritable pavé consacré aux écrivains morts de la littérature française. La métaphore rend compte de ces 1142 pages de l'édition de poche.
Je ne connais absolument pas l'auteur mais le livre, posé sur les tables d'une librairie et feuilleté, a attiré mon attention. Pour une raison très simple, ses entrées courtes qui facilitent une lecture quotidienne au gré des déplacements.
Qu'en est-il après lecture ?
Si je regarde mes fiches bristol, elles sont truffées de notes, c'est bon signe. L'auteur rend compte de ses amours avec un talent sûr et des affirmations tranchées. Affirmations qui peuvent devenir irritantes de par leur accumulation, à force de les scander le lecteur peut être tenté de se mettre en colère par principe de contestation. La passion de l'auteur l'emporte, il faut être de mauvaise foi pour assurer le contraire. Je suis en tout cas désireux de parcourir d'autres territoires vantés par le copieux ouvrage.
Beaucoup de belles rencontres sont faites en ces lieux, la lecture ayant "l'avantage de pouvoir nous faire rencontrer et observer des gens sans que nous ayons à les fréquenter".
La littérature est le sujet principal de l'ouvrage et qui lit beaucoup se plaît à lire les citations, les passages choisis qui traversent ces pages : "Les jeunes gens (les jeunes amants de la littérature) ont cette étrangeté d'aimer la littérature, que le monde écarte, qui les écarte du monde. Ils se rendent compte qu'il existe d'autres personnes comme eux. ils pourront vivre."
Des banalités, certes, mais en ces temps où règnent l'idiotie et la tendance à renoncer à l'effort qu'exige la culture, elles réconfortent.


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire